#TeamOrange : Interview de Shaunz et Kayane

#TeamOrange : Interview de Shaunz et Kayane Il y a 13 jours

Stars de l’eSport, Shaunz et Kayane ont récemment rejoint la #TeamOrange. Rencontre.


Apparu à la fin des années 80 avec les premiers jeux vidéo en réseau et en ligne, l’eSport a connu un essor fulgurant ces cinq dernières années. Cette pratique compétitive du jeu vidéo fédère aujourd’hui une communauté qui a de quoi impressionner : en février dernier, les IEM (Intel Extreme Masters) de Katowice ont rassemblé près de 46 millions d’enthousiastes sur internet.


Précoce, Kayane a été consacrée vice-championne de France de SoulCalibur (un jeu de combat très populaire) à l’âge de 9 ans. Aujourd’hui, en plus de la compétition, la jeune femme partage sa passion sur son blog et les plateaux télé. Après une carrière de joueur, Shaunz est devenu le premier Français à coacher une équipe LCS (LoL Championship Series). Ce grand joueur de League of Legends (LoL, pour les intimes) poursuit des études d’ingénieur en parallèle.


Orange : Comment s’est passée votre rencontre avec l’eSport ?

Kayane : J’ai commencé les tournois à l’âge de 9 ans grâce à mes frères qui m’ont fait découvrir les jeux de combat comme Dead or Alive 2 et SoulCalibur 1. En 2000, on ne parlait pas encore d’eSport mais de tournois ou de compétitions.

Shaunz : De mon côté, j’ai tout de suite été attiré par l’aspect compétitif des jeux vidéo. Les matchs à enjeu, comme sur Counter-Strike 1.6, sont devenus essentiels à mon épanouissement dans le jeu.


Orange :  Pour vous, que représente l’eSport ?

Kayane : L’eSport, c’est un monde formidable de passionnés et de J’apprécie aussi de pouvoir choisir un personnage et de le pousser au maximum dans mon entraînement. Je le choisis pour son physique, son caractère et son charisme mais également pour son style de combat rapide et élégant.

Shaunz : C’est de la compétition de jeu vidéo sur n’importe quelle plate-forme (ordinateur, console, mobile) et, de manière générale, un divertissement pour les 16-28 ans.


Orange : Que répondez-vous à ceux qui pensent que l’eSport ne mérite pas son nom parce qu’il se pratique assis sur son canapé ?

Kayane : L’eSport demande des réflexes que l’on entraîne au quotidien. Il n’y pas lieu de le comparer au sport et de mettre en cause sa légitimité, nous sommes deux mondes à part, même s’il est vrai que l’eSport s’est inspiré du sport.

Shaunz : Tout comme dans le sport, il y a l’aspect psychologique qu’il faut prendre en compte. Dans League of Legends, par exemple, la stratégie et le mental sont des facteurs essentiels. Il est impossible d’avoir une seconde d’inattention à haut niveau sous peine d’être puni par l’adversaire.


Orange : Quels sont vos critères de choix pour les jeux auxquels vous jouez de façon pro ?

Kayane : Je joue aux jeux de combat comme Street Fighter V et Tekken 7. J’aime beaucoup les jeux où l’on se mesure à une seule personne. J’apprécie aussi de pouvoir choisir un personnage et de le pousser au maximum dans mon entraînement. Je le choisis pour son physique, son caractère et son charisme mais également pour son style de combat rapide et élégant.

Shaunz : J’ai joué à beaucoup de jeux différents qui se jouent aujourd’hui en pro : Counter-Strike 1.6, Starcraft 2, League of Legends. J’apprécie les jeux qui sont faciles à jouer et difficiles à maîtriser, pour plus de challenge.


Orange : Kayane, en plus de ton activité de joueuse, tu es l’une des plus grandes ambassadrices du jeu vidéo en France. Comment perçois-tu l’évolution du regard que la société porte sur le jeu vidéo ? Est-ce un milieu très féminin ?

Kayane : Il y a parfois des moments difficiles où l’on m’invite sur les plateaux TV pour critiquer mon métier, mais je défends ma passion comme il se doit. Depuis que les médias se sont rendu compte que l’eSport rassemblait énormément de spectateurs et dégageait beaucoup de revenus, leur discours a changé. Dommage que cela ne soit pas en raison des valeurs véhiculées par l’eSport... Quant aux femmes, on en trouve de plus en plus en tant que joueuses, spectatrices ou même commentatrices, c’est un énorme progrès.


Orange : Shaunz, tu as d’abord été connu en tant que joueur, mais tu as aussi été coach de ton équipe jusqu’en décembre dernier. Parlenous de cette fonction. Être coach, cela peut être coach de vie ou coach tactique.

Shaunz : J’ai endossé les deux rôles en accompagnant les joueurs dans leur évolution tout en les conseillant. Cela a été une expérience enrichissante où il a fallu faire preuve de rigueur et de persévérance.


Orange : Pensez-vous que l’eSport manque encore de reconnaissance en France ?

Kayane : Un grand pas a été franchi en France lorsque le gouvernement nous a consultés pour mettre en place sa loi numérique. L’État a enfin réalisé l’ampleur de l’eSport et l’importance de l’encadrer et de le réguler.

Shaunz : Il manque encore de reconnaissance mais à juste titre : c’est une discipline récente.


Orange : Quels sont vos conseils pour se lancer dans l’eSport ?

Kayane : Je recommande d’aller à la rencontre des joueurs dans les tournois ou sessions d’entraînement ainsi que dans les bars eSport.

Shaunz : Il faut être conscient que l’on doit beaucoup travailler et sacrifier si l’on souhaite arriver au niveau des meilleurs joueurs.


Orange : Quel est votre plus beau souvenir de compétition ?

Kayane : Lorsque j’ai affronté Dan, le champion invincible du jeu SoulCalibur 2, en 2004. Dan était mon grand rival et pour la première fois je l’ai vaincu et ai remporté mon premier chèque de 1500 euros.

Shaunz : J’en ai beaucoup, mais ma première saison en tant que coach chez Vitality a été l’expérience la plus excitante.

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